Les recos de Kante (S02E03)

Eosine

Est-ce que je vous ai déjà parlé de Eosine ? Oui ? Pas grave.
Est-ce qu’on a déjà parlé du fait qu’ils ont sorti un EP tout tout récemment ? Oui ? Pas grave.

Une piqure de rappel n’est jamais superflue, surtout par les temps qui courent si on en croit ce bon vieux bruleur de biffetons.

Cet EP est intitulé « Obsidian » et suggère que l’album en préparation sera au moins aussi bon que ce qu’ils nous ont montré jusqu’ici.

T’en veux ? va voir là : https://jauneorange.be/album/obsidian/

Soulwax : Radio Soulwax

Oldie, but goodie. Que ceux qui n’aiment pas les frères Dewaele sautent ces quelques lignes.

Si vous cherchez des contenus des rigolos de chez Soulwax, il n’y a plus mille solutions : vous passez par l’appli Radio Soulwax ou vous les cherchez sur Vimeo. Perso, je vous conseille Batuta Disco, une compil remixée de disco brésilienne, plein de soleil et de bon groove, et Librarian Girl, un set réalisé sur base de librairies sonores glanées au fil des années. (oui, j’ai dit « glanées », j’aurais même pu dire « chinées », mais je trouve que les brocantes, ca pue)

Des DJ pas pour Alain

Je n’ai pas de leçons de vie à vous donner, mais si vous aviez aimé le taf de Chinese man, je ne saurai trop vous conseiller d’aller jeter vos oreilles du côté de Degiheugi. Impronnoncable, même pour l’écrire, j’ai du vérifier au moins 3x, mais le monsieur sait y faire pour suggérer des ambiances et développer des univers. Chaque album a sa couleur, sa teinte, c’est hyper bien calé, ca marche de feu.

Vous en voulez encore ? Alors allez faire un tour du côté du travail de Hugo Kant, encore un autre DJ français, et là, pareil, il fait plus que le taf, c’est super bien foutu, super bien produit, c’est original et varié.

Vous voulez un peu plus de Hip et de Hop ? Alors allez voir du côté de Otis Stacks si j’y suis, et il y a des chances que j’y sois.

Ciné Concerts

Ropoporose

Retour au mois d’octobre. Caserne Fonck. Un vendredi poétique pour préparer un week-end en musique dans la joie et la bonne humeur. L’équipe de l’Austral-Boréal nous a préparé une magnifique édition de leur festival qu’on entame par une soirée de deux ciné-concerts. La beauté de la musique de Condore alliée à la magie des images rétro de l’exploration arctique du début du 20e Siècle démarrait la soirée pour ensuite basculer sur une aventure ou science fiction et surréalisme se mèlaient pour ne plus faire qu’un : Ropoporose nous proposait une relecture de la soundtrack de Dark Star de John Carpenter. Le film, déjà bien barré lui-même a pris une dimension incroyable grâce à cette expérience hors du temps, ou l’intensité de la performance musicale rendait ce film incroyable encore plus intense et décallé. À refaire, je le refais.

Le soundtrack : https://open.spotify.com/album/4FtgjBDGUdSYkzNTBNLcvj?si=ztdIZGOzR4mj_5LrK3y4WA
Le film : https://www.dailymotion.com/video/x39408j

Man with the Movie Camera – Cinematic Orchestra

Ce qui nous amène au splendide Man With the Movie Camera de Cinematic Orchestra. Sans rien enlever à la démarche de Romoporose, avec cette oeuvre, Cinematic pose ce qui deviendra une référence en la matière.

Le réalisateur visionnaire Dziga Vertov nous a donné une vision hyperréaliste de la Russie, du début du 20ème en insistant sur les machines et l’architecture. (date de sortie initiale : 8 janvier 1929 si vous voulez voir à quoi ça ressemblait avant le passage de Cinematic Orchestra : https://vimeo.com/459881671)

L’univers et l’époque décrits par Vertov mélangés au romantisme contemporain de Cinematic apportent une véritable dimension onirique et poétique de l’industrialisation, de notre société. Je sais, ca fait un peu « j’ai fait des études de sociologie, et je suis chiant à périr ». Sauf que je n’ai pas fait d’études de sociologie, et que c’est vraiment beau.

Fat White Family

Groupe anglais entre la new-wave et la dark pop. Suffisamment intéressant pour aller y jeter une oreille curieuse. Je vous conseille franchement le morceau « Touch the Leather » en mode Redux.

On voit des fesses à un moment, alors si tu veux voir, tu dois regarder sur youtube.

Greentea Peng

Outre son album qui est l’un des meilleurs de 2021, Greentea Peng nous gratifie d’un morceau un peu sorti de son chapeau. Ne figurant sur aucun album (pour l’instant), Mr Sun (Miss the Sun), est une ode au retour de l’astre… ouais, bon, vous avez compris je crois. Super solaire (ouais, bon, ca va, j’arrête, allez juste écouter cette perle à classer juste à côté de « Sun is Shining » de Bob (et là, une bonne partie de l’équipe me jette une belle poignée de cailloux pour avoir cité le vieux rasta)

Juicy

On va attendre la sortie de leur album dans quelques mois, mais pour patienter, vous pouvez franchement allez faire un tour sur YouTube, trouver ce qu’elles font, et en profiter.

Je les ai découvertes au Bucolique en 2019. Claque totale, deux meufs qui dégomment, une énergie de feu, des beats bien gras, un R’n’B qui n’en n’est plus vraiment, qui flirte furieusement avec le Hip-Hop du meilleur accabit.

Franchement, allez creuser, ca vaut la peine.

Vous en avez pas assez ? allez voir ce qu’elles ont fait en session live et acoustique, ca dégomme, c’est d’une force incroyable.

Le temps d’écrire ces quelques lignes, les voilà qui sortent une fournée encore fumante de quelques morceaux de leur nouvel album. Filez voir ca sur leur YouTube !

Docus Arte

Je vous avais parlé du docu « Saveur Bitume » ou IAM, Youssoupha, Kery James racontent l’histoire du rap conscient

Y’en a d’autres …

Lost in Traplanta : Voyage au pays de la trap

Atlanta. Un Français un peu lunaire se fait larguer par sa petite amie, Destiny. Le seul moyen de la séduire ?
Retrouver et reformer Outkast, le groupe mythique d’Atlanta, en break depuis une décennie.
Maladroit, mal renseigné mais très motivé, Larry part à la rencontre des habitants et des acteurs de la scène musicale de la ville, devenue en quelques années la nouvelle capitale universelle du Rap. Entre poids lourds du Dirty South, illustres inconnus et jeunes loups de la Trap Music, il se retrouve en brasse coulée dans le milieu Hip Hop local. Va-t-il arriver jusqu’à l’île secrète du Funk, où se planquent Big Boi et André 3000 ? Ou se noyer dans les eaux troubles de la Trap Music ?

(Source : Arte YouTube)

La vraie histoire de H.I.P.PH.O.P. :

Une plongée dans les archives de H.I.P H.O.P, première émission au monde dédiée au hip hop. Son ambassadeur, Sidney, y présente aux Français des artistes comme Afrika Bambaataa et transmet un style bricolé, tout droit venu du Bronx. Sa phrase mythique “Je sais que tu peux” devient la nouvelle devise de l’Hexagone. Avec : Oxmo Puccino, Mathieu Kassovitz, IAM, Doc Gyneco, Black M, Soprano, Lorea, Dee Nasty et David Colas.

(Source : Arte YouTube)

Hip-Hop & Internet : It’s Yours

Au début des années 2000, la success-story du hip-hop US et de ses artistes comme Lil B, Wiz Khalifa ou Tyler The Creator, s’écrit sur Internet. S’émancipant des sentiers traditionnels de vente, la communauté hip-hop se forge son propre chemin sur le web. Elle s’y agite et s’y fédère jusqu’à forcer les portes d’une industrie musicale jusqu’alors verrouillées.

(Source : Arte YouTube)

L’avis des auditeurs qui trouvent ça trop long alors ils nous refilent des trucs à rajouter :

De David D. Ou David D.R. ou David de R., mais de Fléron : à propos de l’album « Séries » de Julie et Camille Bertholet. Il n’a qu’une chose à dire: « pour Noël, faites vous plaisir et ne l’achetez pas. Avec l’argent économisé, vous pourrez vous faire plaisir une deuxième fois. »