
On avait été conviés l’année passée, on y est retournés cette année.
Le programme est aussi vaste que varié. Deux semaines de fête -plus de 100 concerts sur 3 scènes- dans un des plus beaux endroits du pays ! Que demander de mieux ? Une progra d’enfer. Voilà ce qu’on demande. Et on n’a pas été déçus. Au delà de l’agenda ultra-chargé de ce que la scène musicale fait de mieux en ce moment, des surprises qui sont venues se faufiler dans ce qui s’avère être un excellent cru. On est allé prendre la température deux jours.

Histoire de démarrer la fête sur un bon pied, le Bota avait décidé de faire sa grande fête annuelle, la Garden Party, en ouverture du festival. De quoi permettre à cet événement de profiter de toute l’infrastructure des Nuits.
Au delà de cette sauterie d’ouverture, le festival s’ouvrait réellement avec deux soirées du collectif Obsidian Dust. Cette année encore, l’association entre le collectif et le Bota nous a proposé une affiche digne des nuits les plus noires. Alors on n’a pas pu y aller, et George est toujours en train de proférer des insultes dans une langue que lui seul connaît, en rage qu’il est d’avoir raté ça.
Alors on va pas vous faire tout le programme, pour ça, il y a le site des Nuits pour que vous puissiez passer l’intégralité du line-up au peigne fin.
On a quand-même une vie sur le côté de notre passion irrépressible pour la musique, et on avait sélectionné deux des journées les plus bruyantes. Alors on va tout de suite sauter à la journée du 23, le samedi. Pourquoi cette journée là ? Parce c’était la journée « post » et qu’on allait y retrouver SUUNS, les biélorusses de Molchat Doma, Horse Lords, et surtout, Stonks. Au passage, découvrir Ugly, Maria Somerville et Amanda Mur.




Autant vous dire qu’on a eu ce qu’on était venu chercher en allant voir Molchat Doma, à savoir de l’ex-URSS, de la forêt sombre, des pinces à chaussettes et une grosse voix très théatrale. C’est rigolo à voir.
SUUNS a tabassé l’Orangerie de son son grave bien comme il faut, sans doute un des meilleurs concerts de la journée. La puissance et la lourdeur des potes de Ben Shemie ont eu plaisir à nous plonger dans cette ambiance aussi pesante qu’épaisse comme eux seuls savent le faire.
Autre passage à tabac en règle, celui que les bruxellois de Stonks ont fait subir à la foule de l’Orangerie. A peine on avait récupéré de SUUNS qu’on se faisait rouer de coups par 4 sauvages. Le (en vrac) noise-punk-rock-post-quelque-chose est une véritable pépite dans le paysage des groupes de rock belge. Je n’ai qu’un mot à dire : ALLEZ LES VOIR. Je sais, ça fait 3 mots, mais franchement, je m’en fous. Si j’avais du le dire en 10, 100, 1000 mots, je l’aurais fait. Et là, bagarre, George dit que c’était un peu sur un pied d’égalité avec SUUNS alors que Kante dit que Stonks a juste flingué le game. Et toi ? T’y étais ? T’en penses quoi ? Allez, on balance son avis dans les commentaires (le 7ème t’étonnera !)
Dans les découvertes, on notera Maria Somerville qui a bien préparé le public pour SUUNS avec son post-rock dark et lent.
Vu que Kante a pu décrocher une accrèd et si ça te dit de voir l’album complet de la journée du 23, c’est ici :
Et cette deuxième journée alors ? Vous nous voyez venir ? Ben oui, on a pris la soirée Punk. Et pour cette soirée punk, on n’était pas au bout de nos surprises. Si le programme était déjà bien d’entrée, avec Forsissies, Model/Actriz et Maria Iskariot pour terminer la soirée, c’était sans compter sur l’ajout en dernière minute des deux cinglés québécois de Angine de Poitrine. Carrément. Le phénomène planétaire débarque sur la scène de la fontaine ! Ajoute à ça le remplacement de Panic Shack par… DITZ !
C’était quoi le meilleur moment de la journée ? Ca a été de ne pas avoir le temps de manger tellement c’était dingue. Après une journée de boulot (et donc fuck, on a loupé Forsissies), nous voilà dans une course ininterrompue. On commence en foulée pas si légères que ça avec Model/Actriz, puis on court manquer de souffle auprès de DITZ. Cal avait à peine fini de nous hurler dessus qu’il était temps de courir se trouver une place pour un marathon d’un genre tout particulier qui consistait à assister au concert de Angine de Poitrine. Si l’effort semblait, dit comme ça, plus aisé que pour les deux premiers concerts, détrompe-toi. Ce n’était pas aisé. Abstraction faite du nombre exagéré de personnes dans un si petit endroit, on en prenait plein la gueule de toutes façons. Alors on peut parler de hype, on peut parler de déguisements, on peut parler de branlette musicale, de musique de niche, on s’en fout. On s’en fout parce que ÇA A MARCHÉ SES GRANDS MORTS BORDEL ! Qu’on ne vienne pas nous dire le contraire. Cette énergie, ce petit plus « live » qui fait basculer les mélodies qu’on a entendu sur YouTube, Facebook ou Instagram ces quelques dernières semaines dans une autre dimensions, ce n’est pas de la hype. Ce n’est pas du déguisement. Ce n’est pas de la musique de péteux. Et le public ne s’y est pas trompé. Ça sautait dans tous les sens, ça faisait des petits triangles avec ses petites mains, ça hurlait sa joie, la fête était TOTALE ! J’ai envie de dire « Merci le Bota » pour cette surprise infernale !
Et on a terminé la soirée avec le quatuor majoritairement féminin gantois Maria Iskariot. Alors si on les avait déjà vues au Reflektor pour la première partie des Tropical Fuck Storm, il faut se rendre à l’évidence. C’était encore mieux cette fois. Va-z-y qu’on prend un plaisir non-dissimulé à te hurler son fiel en flamand le tout sur une douce mélodie dans le plus pur esprit punk. On te promet, on en reparlera, de Maria Iskariot.
Voilà donc, cette édition 2026 des Nuits Bota vue à travers les yeux encore rouges de l’équipe du Deadbeat Club.
Est-ce qu’on y retournera ? NON. MAIS. SANS. BLAGUE. ???

